
C’est un secret pour personne : quand Fabrice Luchini ouvre la bouche, il est aussi passionné que passionnant. Présent sur le plateau du 20 Heures de Léa Salamé sur France 2 ce lundi, l’acteur est venu faire la promotion du film Victor comme tout le monde, réalisé par Pascal Bonitzer, attendu en salles ce mercredi 11 mars, dont il est à l’affiche.
Dans ce long métrage, Fabrice Luchini incarne Robert Zucchini, passionné des textes de Victor Hugo, qui rencontre sa fille tardivement. Et le scénario a de grandes ressemblances avec la vie fantasque de Fabrice Luchini.
Interrogé par la journaliste, il a fait le parallèle entre sa vie et celle de son personnage. « Victor Hugo n’a pas reconnu sa fille parce qu’il avait le trac, parce qu’il n’était pas capable d’avoir des relations. Ça, c’est un peu loin de moi. J’ai une fille. Je n’ai pas été génial comme père, mais je n’ai pas été mauvais. J’ai été correct à partir de ses 13 ou 14 ans. “C’est tard”, vous me direz, mais comme disait Claude Berri : “J’ai toujours été un très bon fils, donc j’ai été un père moyen”, explique-t-il dans un premier temps.
« Un queutard » Fabrice Luchini se lâche
Fabrice Luchini évoque ensuite le scénario du film et notamment le fait que son personnage soit confronté à la vision des œuvres de Victor Hugo par la jeune génération.
« Ce qu’il y a de plus intéressant, ce sont les jeunes qui sont wokes. Ces jeunes filles incroyables« , dit-il en soulignant le talent de « l’immense actrice » Marie Narbonne. »Le conflit dramaturgique, grâce aux wokes qui trouvent qu’Hugo est un queutard« , poursuit Fabrice Luchini avant d’être interrompu par Léa Salamé.
« Non, non ! C’est le 20 Heures, on ne peut pas dire ces mots-là« , coupe rapidement la journaliste en levant les mains et avec le sourire. Fabrice Luchini se cache alors la bouche pour s’excuser. « Ah bon, d’accord« , dit-il, avant de reformuler en disant qu’« elles voudraient mettre en cause la dimension supérieure de la libido d’Hugo ». Et l’interview a pu se poursuivre tranquillement.